La mairie de Bordeaux renforce ses mesures contre les locations Airbnb : découvrez ses nouvelles initiatives

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La mairie de Bordeaux a voté une nouvelle initiative municipale pour encadrer les locations saisonnières : le plafond des locations meublées en résidences principales passe de 120 à 90 nuits par an, applicable au 1er janvier 2026. Cette décision, portée par Pierre Hurmic et défendue par Stéphane Pfeiffer, s’appuie sur la loi n°2024-1039 du 19 novembre 2024 pour renforcer le contrôle de l’hébergement touristique en ville. Ici, je raconte l’impact sur un couple bordelais, Claire et Thomas, qui louent ponctuellement leur appartement pour boucler leur budget familial.

Impact immédiat : ce que change la nouvelle réglementation à Bordeaux

La mesure votée au conseil municipal du 8 juillet 2025 réduit le maximum annuel de jours louables d’une résidence principale à 90 nuits. La municipalité estime que la limitation vise à freiner la transformation d’appartements en locations quasi-professionnelles.

  • Entrée en vigueur : 1er janvier 2026.
  • Base légale : loi n°2024-1039 (19/11/2024) donnant plus de leviers aux villes.
  • Nombre de meublés recensés : environ 3 619 dossiers en 2024, dont 2 628 liés à des résidences principales.
  • Nuitées enregistrées : près de 695 709 nuitées issues de résidences principales en 2024.

Pour Claire, qui exploitait ~40 week-ends par an sur Airbnb, la règle impose de repenser son calendrier et sa rentabilité. L’effet attendu par la mairie est de libérer des logements pour des occupants durables et de réduire la pression sur le marché locatif.

Insight : cette baisse vise d’abord à restaurer une offre résidentielle plus stable en centre-ville.

Pourquoi la mairie agit : urbanisme, contrôle et équilibre du marché

La délibération pointe des effets concrets : gentrification, commerces tournés vers le court séjour et nuisances dans les immeubles. L’adjoint au logement estime que même une résidence principale louée longtemps contribue à la dévitalisation des quartiers.

  • Argument urbanisme : concentration de locations touristiques modifie la vie de quartier.
  • Argument social : remplacement progressif d’habitants permanents par des visiteurs.
  • Argument contrôle : la mairie suspecte des détournements où des résidences secondaires seraient déclarées principales pour contourner les règles.

La mairie revendique des moyens accrus de contrôle et de sanction pour vérifier les déclarations et le respect des plafonds. L’objectif affiché est de préserver l’accès au logement pour les ménages locaux.

Insight : le mouvement municipal combine urbanisme et contrôle administratif pour rééquilibrer l’offre résidentielle.

Comment s’adapter : règles, erreurs à éviter et alternatives pour les hôtes

Beaucoup d’hôtes vont devoir changer d’organisation. Airbnb France a déjà exprimé son désaccord en soulignant l’impact économique pour certains ménages — un revenu moyen cité autour de 3 700 €/an pour les foyers concernés. Voici des pistes concrètes.

  • Vérifier son statut : mettez à jour l’enregistrement de votre logement et suivez le calendrier des nuitées.
  • Planifier : établissez un calendrier annuel pour ne pas dépasser 90 nuits.
  • Opter pour d’autres revenus : location longue durée, échanges de maison, accueil d’étudiants ou colocation saisonnière encadrée.
  • Utiliser le tourisme local : proposer des séjours hors saison ou des formules week-end pour limiter le nombre de nuits cumulées.

Exemples pratiques : Claire a choisi de concentrer ses locations saisonnières sur les vacances scolaires et de privilégier les courts séjours hors pics touristiques. Thomas propose désormais des séjours « week-end romantique » étudiés pour durer 2 nuits (liens utiles ci-dessous).

Ressources pratiques et idées de remplacement :

Anecdote : Claire a calculé que réduire ses nuits à moins de 90 et augmenter le prix de nuit en basse saison lui permettait de conserver un revenu proche, tout en évitant les contrôles. Elle a aussi choisi d’investir dans une assurance adaptée et de mieux documenter les séjours pour prouver l’usage de résidence principale si nécessaire.

Insight : adapter son offre plutôt que la nier permet de préserver un complément de revenu sans rompre l’équilibre urbain.

Parce que protéger la vie des quartiers et permettre aux Bordelais de vivre chez eux passe aussi par des règles claires, partagez cet article si vous voulez en discuter et laissez un commentaire avec votre expérience d’hôte ou de voisin.

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