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Les quartiers de Bordeaux

Les villes sont bâties selon la culture en vogue et l’époque à laquelle elles persistent. Bordeaux, la Belle Endormie, ne fait pas exception, et son nombre incroyable de places et de quartiers typiques le prouve bien.

Avec des évènements préparés dans des quartiers locaux à l’allure typiquement girondine, vous saurez instantanément que vous vous trouvez à Bordeaux. La ville a un caractère fort et transpire le sud-ouest par tout ce qu’elle propose à la vue, au son, comme à l’odeur. Si vous êtes un adeptes d’endroits hors du commun, qui vous font à la fois voyager et vous mettent tout de suite à l’aise, vous êtes décidément tombés sur la bonne ville !

Bien entendu, quand on pense à ce genre de lieux sur Bordeaux, on note immédiatement la rue Sainte-Catherine, plus longue rue piétonne et commerçante d’Europe. Avec très peu de concurrence, cette énorme rue est l’endroit idéal pour passer une après-midi entière à faire du shopping, à manger dans un bon restaurant local ou à passer tout simplement son temps à flâner, au vu de l’activité permanente qui y règne.

En second lieu, la Place de la Comédie est aussi un des lieux authentiques de la cité. Avec son Grand Théâtre, aujourd’hui siège de l’Opéra National de Bordeaux, elle révèle un décor somptueux tout droit sorti d’un film des années 30. Le prestige et le luxe sont de la partie avec cette destination haute en couleurs.

Si vous souhaitez faire dans l’originalité, vous pourriez aussi bien vous rendre au quartier Darwin, nouveau repère des adeptes de l’écologie et de la nature. Ici, vous pourrez manger sainement et biologique, en découvrant des dessins et des fresques murales singulières.

Le quartier, en constant renouveau, se veut à la fois rustique et moderne, tout en gardant une forte propension à l’écologie.

En somme, de la détente et de la relaxation vous y attendent.

Avec notre liste des meilleures places et des quartiers les plus captivants à visiter, vous serez parés à découvrir la ville et pourrez vous organiser des journées complètes à l’exploration de la culture locale.

La ville de Bordeaux s’organise autour de trois grands espaces : le cœur de la vieille ville, ses anciens faubourgs et ses quartiers extérieurs. Chacun de ces espaces abrite des quartiers dont la population et ses activités dominantes forgent l’identité. Tour d’horizon.

La vieille ville de Bordeaux résulte de l’héritage moyenâgeux et se trouve délimitée par les anciennes fortifications qui protégeaient la ville. À son extrémité est, les contours de la vieille ville sont fixés par les berges de la Garonne, tandis qu’à l’ouest les anciens murs de la ville ont fait place à de grands Cours : Cours de Verdun, Cours Clemenceau, Cours Aristide Briand, Cours de la Marne.
Le cœur historique de la vieille ville se trouve articulé autour de deux grands axes : l’axe nord-sud (reliant le Grand Théâtre à la Place de la Victoire) que constitue la rue Sainte-Catherine (rue piétonne et commerçante de 1300m) et l’axe est-ouest, matérialisé par le Cours Victor Hugo et prolongé sur la rive gauche par le Pont de Pierre. La partie située au nord de cet axe (Hôtel de VilleGambettaSaint PierreQuinconces) est plutôt aisée avec ses restaurants chics, ses boutiques de luxe, ses établissements bancaires et ses hôtels («  Triangle d’Or » de Bordeaux). La partie située au sud (Victoire, Saint-Michel) est davantage estudiantine, notamment autour de la Place de la Victoire, et regroupe un habitat de classes moyennes.
Le coin sud-est de la vieille ville se démarque du reste par des populations aux revenus plus faibles. Les anciens faubourgs bordelais se situent à l’extérieur des anciens murs et sont délimités par les grands boulevards. Au nord, on compte trois grands quartiers : le Grand Parc, les Chartrons et Saint-Seurin.
À l’ouest, on ne peut pas manquer le quartier Mériadeck, souvent décrié pour son architecture moderne ; il abrite non seulement des services administratifs (Communauté Urbaine de Bordeaux, Conseil Général, services du Trésor Public…), mais aussi un grand complexe commercial et des équipements sportifs et culturels (Bibliothèque, patinoire,…).
Au sud, il faut différencier certains faubourgs aux revenus aisés comme le quartier Saint-Genès vers l’ouest, et d’autres vers l’est aux revenus plus modestes (quartier BelcierNansoutySaint-Jean).
De façon globale, le nord de Bordeaux, vieille ville et faubourgs compris, présente des populations beaucoup plus aisées qu’au sud, dont l’image souffre du nombre important de sites industriels.

La périphérie de Bordeaux s’étale à la fois sur la rive droite et la rive gauche. Sur la rive droite, il s’agit du quartier de la Bastide et de Benauge. Le développement de ces quartiers s’est toujours fait de façon un peu isolée du reste de la ville. L’arrivée du tramway et les plans de rénovations (pôle universitaire, bâtiments résidentiels, nouvelles Zones d’Activités Commerciales, nouveau pont Bacalan-Bastide) ont permis de redynamiser ces quartiers jusque là en friche.
Sur la rive gauche se situent les quartiers de Bordeaux-Lac et de Caudéran. Le secteur de Bordeaux-Lac est composé pour l’essentiel de bureaux et de centres commerciaux. Crée sous Chaban-Delmas dans les années 1960, ce quartier, jugé peu attractif car trop excentré, a su bénéficier de l’arrivée du tramway pour se redynamiser.
Enfin, Caudéran, rattaché à Bordeaux depuis 1965, se distingue par son calme, sa population très aisée et sa verdure, grâce à la présence du Parc Bordelais, plus grand espace vert de la ville.

Si comme le disait Victor Hugo

une ville finit par être une personne

Bordeaux se distinguerait certainement par son joli sourire lorqu’elle embrasse la Garonne et par ses caprices lorsqu’elle dévoile ses quartiers. Ville aux multiples facettes, Bordeaux compte huit quartiers, extrêmement hétéroclites et en constante évolution.

Bordeaux Nord, ancien espace marécageux rattaché à la ville en 1958 se développe autour du Lac. C’est l’une des figures de proue du Bordeaux dynamique et maritime. De la réhabilitation d’anciennes friches industrielles comme la Base sous marine ou les Bassins à flots au nouveau défi de l’ambitieux pont Bacalan-Bastide, Bordeaux Nord apparait comme le théâtre privilégié de la modernisation de la ville. Plus au Sud, le quartier Grand parc – Paul Doumer se caractérise par le raffinement du Jardin public et du Grand Parc, la beauté de ses berges et les riches façades des Chartrons. Les deux colonnes rostrales de l’Esplanade des Quinconces qui symbolisent le Commerce et la Navigation témoignent à elles seules de la splendeur passée du quartier, haut lieux du Bordeaux viticole et marchand du XVIIIème siècle. Mais c’est avant tout le Centre ville qui permet à Bordeaux de jouir d’une réputation de grande ville d’histoire et de métropole régionale.

La rue Sainte Catherine célèbre pour ses commerces, la cité administrative de Mériadeck, les musées et le Grand Théâtre, la majestueuse Cathédrale Saint André, les bruyantes et festives places du Parlement ou Saint Pierre constituent un échantillon remarquable du Bordeaux monumental, culturel et artistique. Sans parler de la Place de la Bourse et de son Miroir d’eau, paradis des photographes subjugués par les jeux de lumières et terrain de jeu privilégié des enfants, émerveillés par les éclaboussures de leurs reflets.

Le quartier « Victor Hugo – Saint Augustin » s’étire du Pont de Pierre au Stade Chaban Delmas. D’est en ouest, la ville change de personnalité. A l’est, le long du Cour Victor Hugo, la ville est commerçante et cosmopolite. A l’ouest au contraire on découvre un quartier résidentiel où se succèdent les échoppes. Un quartier principalement dédié aux équipements publics comme le CHU et à la vie associative. Le quartier « Saint Michel – Nansouty – Saint Genes » est lui aussi extrêmement hétéroclite. Saint Michel, espace cosmopolite, est animé par l’ambiance festive des bars de la Victoire et par le marché et la brocante qui fleurissent sur la place éponyme. Le conservatoire, le TNBA, les écoles autour de Sainte Croix participent au dynamisme de la partie située sur les bords de la Garonne. Un endroit où il fait bon vivre.

Les Capucins quant à eux sont célèbres pour leur grand Marché mais aussi, malheureusement, pour l’insécurité qui règne aux alentours. Saint Genes enfin, plus à l’est, se fait beaucoup plus cossu en mêlant maisons bourgeoises du XIXème siècle et fantaisies art déco. Caudéran parfois surnommé le « Neuilly bordelais » reste un quartier à part, résidentiel et bourgeois, dont le charme et la qualité de vie en font résolument le cadre privilégié des familles à la recherche de tranquillité et de sérénité. « Bordeaux – Sud » et « Bastide », enfin, sont encore en pleine évolution. Une recomposition urbaine autour de la gare et de Belcier tend à en modifier le panorama.

Véritable eldorado, le quartier des discothèques, assez mal fréquenté, est en passe de devenir le nouveau Centre d’affaires de la ville. Tout comme la rive droite, reconsidérée depuis l’arrivée du tramway, qui s’affirme désormais comme l’arène des projets les plus ambitieux.

Depuis juin 2007, le Port de la Lune, la partie qui borde la Garonne, est classé au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco au titre d’ensemble urbain exceptionnel. Cette distinction est le résultat du travail de restauration d’un patrimoine architectural que les années avaient endommagé. Progressivement, à mesure que le tramway poursuit sa route le long des 4,5 kilomètres qui séparent la gare Saint-Jean des Bassins à Flots, les quais se réaménagent et les Bordelais découvrent une nouvelle façon de vivre leur ville. Petit tour d’horizon d’un nouveau paysage urbain. Il y a à peine dix ans, dans l’esprit des Bordelais, « quais » rimaient avec « saleté » et « insécurité ». Les abords de la Garonne, connus pour leurs façades noircies, étaient désaffectés. La tôle des hangars rouillait, rappelant le passé négrier de la cité, du temps où les quais étaient le point névralgique de l’économie bordelaise. 2003, le projet de réhabilitation est lancé. Sur le quai de la Douane, le fontainier Jean-Max Llorca imagine pour les Trois Grâces de la Place de la Bourse un reflet à la hauteur de leur beauté. Un miroir d’eau de 3450 m2. Le plus grand du monde. L’endroit est insolite mais va très vite charmer les bobos bordelais. Désormais, les soirs d’été, on s’y retrouve autour d’un apéritif improvisé. Au niveau des Chartrons, l’ambiance est plus familiale. Le dimanche, autour du marché biologique, les caillebotis qui bordent le fleuve sont investis par les pique-niqueurs. Au delà, les terrasses fleurissent au milieu des boutiques aménagées dans les anciens hangars. La portion de Bacalan était la plus endommagée. Sa réhabilitation est spectaculaire. Commerces, restaurants, salles de spectacles, expositions, longtemps désoeuvrés, les hangars s’offrent aujourd’hui une nouvelle vie. Les travaux ne sont pas terminés. Quai Sainte Croix, beach-volley, pelote basque, roller, et gymnastique, investiront le futur Parc des Sports Saint-Michel. Ouverture prévue fin 2009. Au niveau de l’esplanade des Quinconces, 15 000 m2 de pelouse feront de la « prairie des Girondins » une scène de concert et une galerie d’exposition à ciel ouvert. Plus au Nord, le nouveau pont Bacalan-Bastide devrait permettre, dès 2012, de relier les deux rives pour prolonger la promenade au-dessus de la Garonne. Et entamer de nouveaux travaux de réaménagement, sur la rive droite…