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Entre deux mers

Entre Dordogne et Garonne, l’Entre-deux-Mers est un vaste plateau jalonné de vallons d’où émergent bastides, moulins fortifiés, abbayes et églises romanes que l’on peut découvrir en empruntant près de 500 km de sentiers et petites routes balisés ou encore la piste cyclable Roger Lapébie.

L’Entre-deux-Mers , c’est aussi le pays de l’écrivain François Mauriac, du peintre Henri de Toulouse Lautrec, des vins blancs moelleux de Cadillac, Loupiac , Sainte-Croix-du-Mont , Saint-Macaire et de la plus petite commune de France : Castelmoron d’Albret.

Circuit des bastides

Construites de 1255 à 1325, les bastides sont à la fois des places fortes créées pour délimiter les domaines des souverains français et anglais (lorsque la région était sous domination anglaise), et des lieux de marchés.

Les bastides présentent une organisation spatiale identique, à savoir une place à arcades entourée de galeries appelées «cornières» ou «couverts» vers laquelle convergent des rues se coupant à angle droit.

Créon  : fondée en 1316 par Amaury de Craon, sénéchal du Roi d’Angleterre, la bastide a conservé sa place entourée d’arcades et ses vieilles maisons.

Blasimon  : située sur un ancien castrum, Blasimon («Blavini Mons») domine la vallée de la Gamage où se trouve le moulin à eau fortifié de Labarthe  (XVe siècle).

Sauveterre-de-Guyenne  : érigée en 1281 par le Roi Edouard 1er, elle changea dix fois de suzerain pendant la guerre de Cent Ans pour devenir enfin française en 1451. De l’ancienne bastide subsistent la place centrale à arcades et quatre portes d’enceinte classées.

Pellegrue  : fondation royale anglaise de 1283.

Monségur  : seule bastide girondine bâtie sur une hauteur, Monségur offre un magnifique point de vue sur la vallée du Dropt. Elle a gardé l’ «Esclapot», livre recouvert de bois contenant la charte de fondation de la bastide, ainsi que de nombreuses maisons à colombages. Au pied des remparts, un chemin de ronde permet de faire le tour de la bastide.

Cadillac  : sont encore visibles, dans cette bastide située en bord de Garonne, les anciens remparts et portes (classés Monuments Historiques) ainsi que deux tours. A voir également : le château des ducs d’Epernon –prison pour femmes de 1818 à 1952- qui comprend de vastes appartements aux plafonds «à la française» et huit cheminées monumentales.

Les «Marchés des Bastides», qui se tiennent chaque semaine sous leurs arcades, sont l’occasion de retrouver l’ambiance des marchés d’autrefois…

Circuit des cités médiévales et villages anciens

Rions  : ce village fortifié est l’un des villages médiévaux les mieux conservés de Gironde. Belle porte du XVe siècle, maison de marchands du XVIe siècle.

La Réole  : tant de monuments et vestiges à voir dans cette charmante cité ! Le prieuré bénédictin et sa grille d’entrée, chef d’œuvre de ferronnerie du XVIIIe siècle, l’église (XIIe siècle), le château fortifié des Quat’Sos (fin du XIIIe siècle), mais aussi l’un des plus anciens Hôtels de Ville de France (XIIe siècle) et les restes d’une enceinte des XIIIe-XIVe siècles.

Castelmoron d’Albret  : le plus petit village de France (3,54 hectares) conserve le charme d’un bourg médiéval et quelques beaux restes de son enceinte avec la porte du Moulin et l’ancien palais ducal d’Albret.

Saint-Macaire  : niché sur un promontoire surplombant la Garonne, Saint-Macaire conserve de magnifiques portes fortifiées du Moyen Age. A voir également : l’église Saint-Sauveur  (remarquables peintures murales), le prieuré ainsi que la place du Mercadiou et ses superbes maisons d’époque médiévale et Renaissance (relais de poste du XVIe siècle).

Circuit des abbayes

Blasimon  : Isolée au fond de la vallée de la Gamage, l’ancienne église abbatiale Saint-Nicolas (XIIe-XVIe siècles) possède un splendide portail qui en fait l’un des joyaux de l’art roman en Gironde.

La Sauve-Majeure  : classée au patrimoine mondial de l’UNESCO  au titre des Chemins-de-Saint-Jacques-de-Compostelle en 1998, cette abbaye fut fondée en 1079 au cœur d’une vaste forêt («sylva major»). Superbe vue sur la région depuis le haut du clocher du XIIIe siècle.

Saint-Ferme  : enserrée dans un monastère romano-gothique qui accueillit en son temps les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle, l’abbaye bénédictine de Saint-Ferme surprend par son imposante façade qui lui donne des allures de forteresse.

La vallée du Dropt abritait autrefois de nombreux moulins à eau. Seuls quatre demeurent en activité. Mais l’on peut encore observer (uniquement de l’extérieur) les splendides moulins de Loubens et le moulin fortifié de Bagas ; construit au début du XIVe siècle, ce dernier est un véritable ouvrage défensif : passerelle en bois, meurtrières en croix, échauguettes…

A voir, tout près des moulins de Loubens, les vestiges –arcs de charpente métallique et rambarde- d’un pont Eiffel.

Circuit des hommes célèbres

Saint-André-du-Bois  : le célèbre peintre Henri de Toulouse-Lautrec séjourna chaque été jusqu’à sa mort en 1901 dans la propriété de sa mère, le château de Malromé.

Saint-Maixant  : une halte s’impose au domaine de Malagar, lieu de villégiature de l’écrivain François-Mauriac.

Verdelais  : site d’un pèlerinage marial de grande importance, comme en témoignent les nombreux ex voto visibles dans la basilique Notre-Dame et le Musée d’Art religieux. Toulouse-Lautrec est enterré dans le cimetière tout proche.

Sainte-Croix-du-Mont  : réputé pour son vin liquoreux, ce village possède également une particularité insolite (à proximité de l’Office de Tourisme) : une falaise d’huîtres fossiles, témoin d’une présence maritime à l’ère tertiaire, que l’on peut apercevoir en longeant la falaise.

Renseignements : Office de Tourisme de l’Entre-deux-Mers – +33 5 56 61 82 73 – www.entredeuxmers.com

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