Bordeaux est au cœur d’une affaire sensible : 17 employés du café-restaurant Le Régent ont déposé une plainte fin octobre, après des propos qu’ils qualifient de racistes, islamophobes, xénophobes, sexistes et homophobes tenus par le gérant lors d’un service. Les victimes – dont plusieurs en situation de régularisation – décrivent un épisode humiliant où des insultes ciblées et des menaces de licenciement ont été proférées. Le dossier, révélé par Mediapart et Rue89 Bordeaux début novembre, a été transmis au parquet : la police est « saisie des investigations », confirme le parquet de Bordeaux. Les plaignants sont défendus par Me Anne‑Charlotte Moulins, et leur dépôt de plainte devrait s’élargir — cinq autres salariés sont attendus pour se joindre à la procédure. Du côté du gérant, Me Fabien‑Jean Garrigues explique qu’il « n’a aucun souvenir » de la journée et émet l’hypothèse d’un possible empoisonnement, tandis que les plaignants maintiennent leurs récits. L’affaire pose des questions lourdes sur la protection des salariés, la responsabilité des employeurs, et la manière dont la justice et l’inspection du travail répondent aux accusations de discrimination et de harcèlement.
Résumé rapide : 17 employés du café Le Régent à Bordeaux ont porté plainte pour racisme et autres discriminations après des propos tenus par le gérant lors d’un service. L’enquête judiciaire est en cours.
Ce que racontent les employés : témoignages et faits clés à Bordeaux
Plusieurs salariés décrivent des injures proférées pendant un service d’octobre, qui ont visé l’origine, le genre et l’orientation sexuelle. Un employé originaire de Guadeloupe est aujourd’hui en arrêt maladie après l’épisode.
Témoignages précis et éléments rapportés
Parmi les récits : un serveur à qui l’on a dit que passer le balai « c’est un travail d’Arabe » ; un collègue sénégalais s’est vu dire que « la place des noirs était à la cave ». Les personnes ciblées étaient, selon eux, particulièrement vulnérables en raison de leur situation administrative.
- Dates et lieu : incident survenu en octobre, dépôt de plainte fin octobre.
- Nombre de plaignants : 17 employés, cinq autres envisagent de se joindre.
- Nature des propos : racisme, islamophobie, xénophobie, sexisme, homophobie.
Ces témoignages sont étayés par déclarations collectives et par la plainte remise au parquet, ce qui donne au dossier une assise procédurale forte. Insight : la parole collective des salariés force l’ouverture d’une enquête et change la gravité perçue des faits.

Réponse du gérant et déroulé judiciaire : où en est la procédure ?
Le parquet de Bordeaux confirme que la police a été saisie et que les investigations ont démarré. La procédure suit désormais les voies pénales habituelles pour des accusations de discrimination et harcèlement.
Positions des parties et premières mesures
Du côté de la défense, l’avocat du gérant indique une absence de souvenir des faits et émet l’hypothèse d’un possible « empoisonnement ». Le gérant exploite par ailleurs d’autres établissements en région parisienne et sur la côte basque, information prise en compte dans l’enquête sur sa responsabilité managériale.
- Action judiciaire : plainte déposée, enquête ouverte par la police.
- Acteurs : Me Anne‑Charlotte Moulins pour les salariés, Me Fabien‑Jean Garrigues pour le dirigeant.
- Enjeux : qualification des faits, recherche de preuves, témoignages complémentaires.
L’instruction vise à déterminer non seulement la réalité des propos, mais aussi la responsabilité pénale du gérant et l’existence d’éventuelles défaillances de l’employeur. Insight : la procédure permettra de clarifier si l’affaire relève du geste isolé, d’un comportement systémique, ou d’une mise en danger répétée des salariés.
Conséquences pour le travail et bonnes pratiques pour prévenir la discrimination
Cette affaire éclaire des points concrets pour les équipes et les directions : protéger les salariés, documenter les faits et agir vite. Les entreprises doivent revoir leurs pratiques RH, formation et signalement.
Actions concrètes à mener par les salariés et l’employeur
Voici des mesures opérationnelles, applicables dès maintenant au sein d’un établissement comme un café :
- Documenter : noter les propos, recueillir témoins et dates.
- Signaler : alerter l’inspection du travail et déposer plainte si nécessaire.
- Protéger : mettre en place des mesures conservatoires pour les salariés vulnérables.
- Former : sensibilisation anti‑discrimination pour managers et équipes.
Exemple concret : une petite brasserie bordelaise a instauré un registre interne de signalement et des permanences RH après une plainte, ce qui a réduit les tensions internes en quelques mois.

Les procédures internes et l’intervention rapide d’organismes externes (inspection du travail, associations, justice) diminuent le risque d’escalade et protègent les personnes vulnérables. Insight : agir vite et collectivement change la donne pour les victimes et pour l’ambiance du lieu de travail.
Parce que chaque salarié mérite de travailler sans peur ni insultes, partagez cet article, commentez si vous avez vécu une situation similaire et signalez si nécessaire aux autorités compétentes.

