«Une agression olfactive» : à Bordeaux, les arbres asiatiques dérangent les habitants et les familles d’élèves en plein centre-ville

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À Bordeaux, chaque automne une dizaine de ginkgo biloba plantés autour de la place Gambetta libèrent une odeur désagréable qui gêne riverains et parents d’élèves. Durant la rentrée scolaire 2025, les familles de la maternelle Anatole‑France ont signalé une véritable agression olfactive. La mairie intensifie le nettoyage, mais la question de la gestion de cet arbre asiatique en centre‑ville de Bordeaux reste vive.

Impact immédiat pour les riverains et l’école : nuisance et réactions

Le phénomène dure généralement trois à quatre semaines à l’automne, quand les fruits des arbres femelles tombent et se décomposent. Les habitants parlent d’une odeur désagréable comparable à du vomi ou des vêtements sales, provoquant des réactions physiques et des plaintes.

À la sortie de l’école, des parents se portent mains sur le nez pour protéger leurs enfants. Martin, qui habite près de la galerie des Beaux‑Arts, a découvert la source seulement après plusieurs signalements.

  • Effets signalés : nausées, gêne pour les trajets à pied, plainte des parents d’élèves.
  • Durée : environ 3–4 semaines par an au moment de la chute des fruits.
  • Actions locales : renforcement du nettoyage — parfois plusieurs passages par jour des agents municipaux.

Le 24 septembre 2025, la mairie a rappelé que le nettoyage était intensifié dans le quartier Mériadeck pour limiter cette pollution naturelle saisonnière.

Pourquoi ces arbres sentent si fort : botanique et choix urbain

Le ginkgo biloba, originaire d’Asie, est un arbre robuste et ancien, tolérant la pollution et la sécheresse. Il est toutefois dioïque : seules les femelles produisent des fruits qui, en pourrissant, diffusent une odeur acide très marquée.

La popularité du ginkgo s’explique par sa longévité et sa belle feuille en éventail, mais ce choix a un coût olfactif quand on plante des exemplaires femelles en environnement urbain.

  • Cause : fruits femelles qui se décomposent et libèrent des composés sulfurés.
  • Conséquence : accumulation sur trottoirs et zones d’attente (sorties d’école, arrêts de bus).
  • Décision municipale : la ville ne plante plus de ginkgos femelles et renforce le ramassage à l’automne, selon l’adjoint chargé de la nature en ville.

Sur la santé publique, les autorités estiment qu’il s’agit d’une nuisance olfactive plus que d’un risque sanitaire majeur, mais elles reconnaissent des impacts sur le bien‑être et la qualité de vie des personnes sensibles.

Que faire concrètement : solutions pour familles et municipalité

Face à cette réalité, plusieurs mesures pragmatiques réduisent la gêne sans défigurer l’espace vert. Des initiatives locales montrent qu’on peut concilier végétalisation et confort des habitants.

Claire, mère d’un enfant à la maternelle Anatole‑France, a monté un petit groupe de parents pour signaler les zones les plus touchées et coordonner le ramassage volontaire avec la mairie.

  • Actions simples : signaler les zones où les fruits s’accumulent, demander des passages de nettoyage renforcés, éviter les nettoyages tardifs qui laissent sécher les fruits au sol.
  • Solutions techniques : privilégier la plantation de mâles, installer des filets temporaires sous certains arbres, programmer des collectes rapides à la chute.
  • Approche citoyenne : créer un relais parents‑municipalité pour cartographier les points sensibles et réduire les plaintes habitants répétées.

Éviter l’abattage systématique est souvent préférable : les arbres jouent un rôle précieux contre la chaleur urbaine et pour la biodiversité. Une stratégie équilibrée privilégie l’entretien et l’information.

Je partage cette histoire parce que j’ai vu, à travers le groupe de Claire, combien des petites actions collectives font changer les choses rapidement.

Partagez votre expérience en commentaire ou signalez les zones touchées à la mairie, parce que nos rues doivent rester agréables à vivre — partagez et commentez pour que la ville entende les familles et les riverains.

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