Port de Bordeaux : en 2025, essor du vrac solide et des croisières contrebalancent la baisse des volumes énergétiques

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Le Port de Bordeaux affiche en 2025 une évolution qui change la donne : malgré la baisse des volumes énergétiques, l’activité retrouve de la valeur grâce à l’essor du vrac solide, à l’explosion des croisières et à la montée de la filière circulaire. L’établissement public — qui emploie 320 agents — souligne que la zone industrialo-portuaire de Bassens induit 8 100 emplois. Sur l’année, le port a enregistré 1 706 mouvements de navires, en recul de 3,7%, mais la progression des flux non énergétiques compense largement ce recul. Ce basculement illustre une transition de fond du transport maritime local : moins d’hydrocarbures, plus d’agro-industrie, plus de matériaux de seconde vie et des quais qui se modernisent pour accueillir de nouveaux trafics et réduire l’empreinte locale.

1) Bénéfice immédiat : ce qui soutient l’économie portuaire

Le chiffre d’affaires du port a été porté par un essor du vrac solide : +15% global (avec +13% à l’import et +15% à l’export).

L’export de maïs progresse de +26%, tandis que les matériaux de seconde vie gagnent +9% — le verre pilé étant un exemple qui explose en volume. Les croisières ont connu une hausse spectaculaire : 84 escales et 66 147 passagers, soit +31% et +30% respectivement.

Ces dynamiques soutiennent l’emploi local et la chaîne logistique, en particulier pour l’agro-industrie et les activités de recyclage, et offrent des rentrées de valeur là où le trafic énergétique fléchit.

Insight : la diversification des trafics compense la baisse des produits fossiles et ancre une nouvelle stabilité économique.

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2) Pourquoi le mix change : mécanismes et effets sur la logistique

Sur la face négative, les vracs liquides reculent de 5%, reflétant un moindre trafic des carburants classiques (gasoil, fioul, kérosène). Les biocarburants à l’import diminuent de 12,1%. Le trafic conteneurs baisse de 12%, identifié par le port comme une année de transition.

Plusieurs facteurs expliquent ces mouvements : mutation du mix énergétique national, réorientation des filières agricoles vers l’export et montée en puissance des matériaux recyclés. Le port a aussi investi pour capter ces nouveaux flux : plan d’électrification des quais de Bordeaux, Pauillac et Bassens à hauteur de plus de 22 millions d’euros.

L’arrivée fin 2025 d’un navire CMA-CGM à capacité augmentée pour la desserte Atlantique Feeder est présentée comme un levier pour inverser la tendance conteneurs en 2026.

Insight : les travaux d’infrastructures et l’adaptation des terminaux transforment l’offre logistique et rendent le port attractif pour des trafics non fossiles.

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3) Comment renforcer la résilience du Port de Bordeaux : actions et erreurs à éviter

Pour capitaliser sur l’essor du vrac solide et des croisières, le port peut amplifier trois leviers prioritaires :

  • Moderniser les terminaux pour optimiser l’export agricole et faciliter la logistique du vrac.
  • Développer l’économie circulaire en structurant les filières du verre pilé et des matériaux de seconde vie.
  • Améliorer la multimodalité (route, rail, fleuve) pour réduire les coûts et les nuisances locales.

Erreurs fréquentes à éviter : subir les cycles sans investir, négliger le dialogue avec les riverains et agriculteurs, et croire qu’un seul segment (conteneurs ou hydrocarbures) portera la reprise.

Cas concret : Claire, cheffe de projet logistique à Bassens, a piloté l’adaptation d’un silo céréales pour l’export de maïs. En six mois, le site a optimisé les rotations camions et doublé la cadence d’embarquement, illustrant combien des petits chantiers ciblés créent de la valeur rapidement.

Insight : la résilience vient d’actions concrètes et synchronisées entre infrastructures, filières agricoles et acteurs de la logistique.

Pour suivre les tensions locales et les réponses institutionnelles, le dossier sur la tension au Port de Bordeaux avec les agriculteurs apporte un éclairage utile. Pour comprendre les projets d’infrastructure, lire la note sur la modernisation du terminal Billi.

Le Port de Bordeaux change d’axe parce que il mise sur le vrac solide, la croisière et l’économie circulaire pour compenser la baisse des flux énergétiques. Partagez cet article et dites en commentaire ce que vous observez près des quais : une mobilisation collective peut accélérer la transition, parce que plusieurs acteurs locaux gagnent à penser ensemble.

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