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1. À Bordeaux, le démantèlement de huit navires historiques s’achève
2. Bassens : fin du chantier de déconstruction des navires militaires
3. Marine nationale à Bordeaux : 25 000 tonnes de ferraille recyclées
4. Déconstruction record : huit ex-navires de la marine française finis
5. Chantier à Bassens : comment la flotte navale retrouve sa place
6. Démantèlement naval près de Bordeaux : calendrier et enjeux 2026
7. Huit navires historiques déconstruits à Bordeaux, processus expliqué
8. Bordeaux accueille la fin du désarmement de la flotte navale française
9. De la frégate au recyclage : l’opération de déconstruction à Bassens
10. Pourquoi le chantier naval de Bordeaux marque un tournant pour la Marine
À deux pas de Bordeaux, la Marine nationale achève le démantèlement de huit navires historiques : le vaste chantier lancé en février 2024 s’achèvera l’été 2026. Sur la forme 3 du port de Bassens, la frégate ex-« Jean-de-Vienne » — 139 mètres, entrée en service en 1981 — est l’un des bâtiments en cours de découpe par Cardem, filiale du groupe Vinci, titulaire du marché remporté en 2023. Au total, près de 25 000 tonnes de ferraille seront sorties de l’eau et valorisées à 95 % par Sirmet avant d’être envoyées vers la fonderie Celsa à Boucau. Les opérations mêlent pelles mécaniques, désamiantage mené par Snadec environnement, et découpe au chalumeau, dans un protocole strict d’ICPE. Le port touche environ 550 000 € par an de revenus liés à la location d’infrastructures, et prépare un investissement de 9 millions d’euros pour remplacer le bateau-porte : signes que ce site devient un pôle majeur de déconstruction maritime en Europe.
Un chantier record près de Bordeaux : chiffres et résultats
Le chantier, entamé en février 2024, doit se terminer l’été 2026 et traitera huit navires militaires. D’ores et déjà, plusieurs coques ont été partiellement démantelées et trois autres seront achevées d’ici l’été.
Résultats concrets et flux de matériaux
Au final, 25 000 tonnes de ferraille seront récupérées. La filière non-ferreuse (aluminium, cuivre, zinc) suit des circuits spécifiques pour recyclage.
La société Sirmet assure la collecte et la valorisation à hauteur de 95 %, puis les métaux sont convoyés vers Celsa (Boucau) par camions. Le chantier génère des recettes pour le Grand port maritime de Bordeaux estimées à 550 000 € par an pour la location de la forme, des grues et des services associés.
Comment se déroule le démantèlement des navires de la Marine nationale
Sur place, la méthode suit trois étapes claires : préparation et dépollution, découpe mécanique des parties basses, puis découpe manuelle des structures hautes. Le désamiantage est réalisé avant toute découpe pour sécuriser les équipes.
Processus technique et acteurs impliqués
Cardem coordonne les travaux : pelles mécaniques ôtent les sections lourdes, tandis qu’une quinzaine de techniciens opèrent au chalumeau et aux meuleuses sur les superstructures. Snadec intervient pour le désamiantage et la dépollution préalable.
- Préparation : inspection, retrait des matières dangereuses, plan de découpe.
- Découpe : machines pour les sections basses, chalumeaux pour les zones sensibles.
- Valorisation : tri des ferrailles et envoi vers les filières spécialisées.
Exemple concret : l’ex-« Jean-de-Vienne », lancée en 1981 et retirée après 37 ans de service, est aujourd’hui grignotée sur un tiers de sa longueur, les parties basses ayant été priorisées pour limiter les risques.
Enjeux locaux, patrimoine maritime et perspectives pour la flotte navale
Ce chantier n’est pas seulement industriel : il touche au patrimoine maritime et au désarmement progressif de la flotte navale française. Le Grand port maritime de Bordeaux, après un investissement initial de 10 millions d’euros, devient l’un des 44 sites agréés en Europe pour la déconstruction de grande envergure.
Retombées, enjeux et suite possible
Sur le plan local, les emplois techniques, la chaîne logistique et la filière du recyclage métallurgique sont renforcés. Le port prépare aussi le remplacement du bateau-porte pour 9 millions d’euros, un investissement stratégique pour continuer à accueillir de grands bâtiments.
La Marine nationale prépare par ailleurs de nouveaux marchés de démantèlement au fur et à mesure du renouvellement de sa flotte. Les partenaires locaux — Cardem et le GPMB — espèrent être à nouveau retenus, forts d’une expérience désormais éprouvée.
Je me suis rendue sur le quai pour parler avec Olivier Lebosquain, directeur de travaux chez Cardem : ancien marin, il m’a guidée à travers la frégate en cours de découpe et partagé son attachement pour ces bâtiments qui deviennent matériaux à recycler. Son regard rappelle que chaque coque déconstruite raconte une histoire de service et de transition industrielle.
Parce que ce chantier concilie sécurité, recyclage à haute valeur et respect du patrimoine maritime, il marque une étape importante pour la marine française et pour la région.
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